Elle est plus moelleuse, plus réactive que la v4, et elle coûte toujours 150 €. Voilà en trois points pourquoi la Asics Novablast 5 concentre l’attention. Les retours des testeurs confirment une chaussure taillée pour l’entraînement quotidien, mais avec une philosophie d’amorti qui ne fait pas l’unanimité. Si tu cours sur route, que tu cherches une seule paire pour tout avaler du footing à la sortie longue, et que tu es prêt à composer avec quelques compromis, ce modèle mérite toute ton attention.
Voici ce qu’on va décortiquer ensemble :
- Le profil du coureur qui va adorer cette Novablast 5, et celui qui risque de la détester
- Les points forts qui ressortent des dizaines d’avis compilés
- Les faiblesses à ne pas ignorer avant d’acheter
- Un tableau complet des caractéristiques officielles
- Une analyse détaillée par thème : amorti, dynamisme, stabilité, accroche
- Et une FAQ utile pour trancher
Verdict en un coup d’œil : pour qui ces Novablast 5 sont-elles taillées ?
Le profil du coureur idéal
D’après les retours, la Novablast 5 convient avant tout aux coureurs neutres qui veulent une chaussure polyvalente et protectrice. L’amorti en mousse FF Blast MAX procure une sensation d’enfoncement très confortable, surtout à allure de croisière. Elle encaisse sans broncher les footings quotidiens, les sorties longues au-delà de 20 km et les séances où tu alternes les allures, jusqu’au tempo run.
Côté morphologie, les testeurs confirment que le chaussant est spacieux à l’avant-pied, avec une languette bien pensée qui évite les points de pression. La recommandation officielle vise les gabarits de moins de 85 kg, et la plupart des retours le valident : au-delà, la mousse très tendre risque de trop s’affaisser sur la durée.
Si tu es déçu par la fermeté de la Novablast 4, la version 5 retrouve le moelleux et le rebond des premières générations, tout en conservant la stabilité acquise depuis la v3. Les testeurs la considèrent comme la Novablast la plus aboutie.
Les situations où tu risques d’être déçu
La Novablast 5 n’est pas une chaussure de compétition. Elle manque de rigidité pour les allures très élevées, type fractionné court ou VMA. Les coureurs qui ont besoin de stabilité pronatrice ne trouveront pas le soutien nécessaire : la conception reste neutre, avec un stack haut. Les sorties fréquentes sous la pluie ou sur des sentiers caillouteux révèlent aussi une adhérence moyenne et une fâcheuse tendance à ramasser les petits graviers dans les rainures.
Enfin, si tu détestes la sensation de marcher sur un coussin moelleux, notamment à petite foulée, ce modèle risque de te déstabiliser. Voir les alternatives à la Novablast 5 selon ton profil si jamais tu te reconnais dans cette description.
Les points forts que les testeurs ont adorés
Les évaluations s’accordent sur cinq grandes qualités qui reviennent systématiquement.
Un amorti moelleux qui protège les jambes
La principale force de la Novablast 5, c’est sa capacité à absorber les chocs sur la durée. La mousse FF Blast MAX, présente sur toute la longueur, procure une sensation « nuage » qui épargne les articulations et les muscles. Sur les sorties longues, au-delà de 20 km, les retours soulignent une excellente protection, sans fatigue excessive. C’est clairement l’atout numéro un pour les coureurs qui enchaînent les kilomètres.
Un retour d’énergie retrouvé, même à allure modérée
Par rapport à la quatrième version, la mousse plus souple et la géométrie « trampoline » à l’avant-pied rendent la chaussure plus dynamique et plus bondissante. Dès que le rythme devient régulier, la Novablast 5 relance sans pomper l’énergie. Les mesures en laboratoire confirment une progression du retour d’énergie par rapport à la v4, même si la chaussure reste en deçà des mousses PEBA haut de gamme.
Une empeigne spacieuse et respirante
Le mesh jacquard est très aéré et offre un chaussant assez large à l’avant. La languette fine, avec un rembourrage ciblé là où les lacets appuient, supprime les points de pression pour la grande majorité des testeurs. Le maintien de la cheville est jugé bon, à condition de bien positionner les lacets.
Un poids plume pour une chaussure aussi amortissante
Avec ses 243 grammes en pointure 42, la Novablast 5 parvient à maintenir un poids très correct malgré un amorti généreux. Cela en fait une partenaire de choix pour les footings et les sorties longues sans sensation de lourdeur.
Un rapport qualité-prix qui fait mal à la concurrence
Afficher 150 € pour une chaussure de cet amorti et de ce dynamisme, c’est rare. Les testeurs le soulignent : les modèles concurrents à technologie équivalente coûtent souvent 160 à 180 €. C’est un argument de poids pour ceux qui cherchent une chaussure unique capable de tout faire. Tu peux d’ailleurs vérifier le prix actuel des Asics Novablast 5 pour profiter de ce tarif.
Les points faibles qui peuvent freiner ton achat
Aucune chaussure n’est parfaite. Voici les cinq critiques récurrentes qui émergent des retours.
La stabilité en retrait par rapport à la version précédente
La Novablast 5 reste une chaussure neutre, mais la nouvelle mousse, plus tendre, combinée à une base d’appui légèrement moins large que la v4, réduit un peu le sentiment de sécurité pour les chevilles très fragiles. Les testeurs insistent : elle ne convient pas aux coureurs qui ont besoin de correction pronatrice.
Une adhérence qui flanche sous la pluie et les cailloux
Si le grip sur route sèche est considéré comme correct, les choses se gâtent sur le mouillé. Les avis signalent une accroche moyenne sous la pluie, sans être dangereuse, mais bien en deçà de ce qu’on attend sur une chaussure polyvalente. Le principal souci, c’est la semelle extérieure : les larges rainures ramassent facilement les petits cailloux. En repassant sur le bitume, le bruit est désagréable et certains gravillons restent coincés. Pour un usage mixte route/chemin lisse, ça passe. Sinon, il vaut mieux opter pour un modèle comme la ASICS Gel Pulse 17 si tu restes à 100 % sur route, ou une trail comme la Brooks Cascadia 20 pour les terrains plus techniques.
La sensation « enfoncement » qui déstabilise à allure lente
La mousse FF Blast MAX est très molle. À petite foulée, en début de course ou en marchant, beaucoup de coureurs ressentent une désagréable impression d’enfoncer dans la semelle. C’est une question de goût : si tu préfères un amorti plus ferme et plus réactif, cette sensation peut te gêner, surtout lors de l’échauffement ou des retours au calme. Dès que tu accélères un peu, l’inconfort disparaît.
Une mousse qui durcit avec le froid
Des tests en laboratoire ont montré que la mousse peut devenir jusqu’à 40 % plus ferme par temps froid. Résultat : la sensation d’amorti nuage disparaît partiellement quand les températures chutent. À prendre en compte si tu cours souvent par temps hivernal.
La durabilité perfectible de la tige en mesh
Le caoutchouc AHAR LO promet une bonne résistance à l’abrasion (environ 700 à 800 km pour la plupart des testeurs), mais c’est la tige qui peut poser problème. Le mesh de l’avant-pied, très fin pour laisser respirer, montre des signes de faiblesse en cas de frottements répétés (coutures, orteils). Certains retours minoritaires mentionnent aussi un affaissement prématuré de la mousse après seulement 250 km. Même si ce n’est pas la norme, ça mérite d’être surveillé.
Fiche technique des Asics Novablast 5
Caractéristiques officielles : poids, drop, technologies
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Surface | Route et chemins tracés |
| Usage recommandé | Entraînement régulier, sorties dynamiques, tempo run, courses courte et moyenne distance |
| Stabilité | Neutre |
| Drop | 8 mm |
| Poids | 243 g (pointure 42) |
| Poids du coureur conseillé | Moins de 85 kg |
| Amorti | Excellent (mousse FlyteFoam Blast Max intégrale) |
| Dynamisme | Excellent (géométrie trampoline à l’avant-pied) |
| Empeigne | Mesh jacquard respirant |
| Languette | Rembourrée, fine |
| Semelle intérieure | Amovible |
| Semelle extérieure | Caoutchouc AHAR LO, motif à larges rainures |
| Prix catalogue | 150 € |
| Coloris | Plusieurs versions, dont Sunny Sizzle |
Ce que la marque ne dit pas (stack, respirabilité chiffrée…)
Asics ne communique pas les hauteurs de semelle. D’après certaines mesures indépendantes, le stack serait d’environ 41,5 mm au talon et 33,5 mm à l’avant, mais ces chiffres ne sont pas officiels. La respirabilité n’est pas quantifiée non plus ; l’empeigne en jacquard est jugée très aérée par les testeurs, ce qui est un avantage par temps chaud, mais potentiellement un problème en conditions humides ou froides.
Confort et amorti : un nuage sous le pied qui divise
La mousse FF Blast MAX, vraie révolution ?
Oui, si on compare à la mousse FF Blast+ ECO de la v4. La nouvelle formulation est beaucoup plus tendre, avec une sensation d’enfoncement immédiate. À allure de croisière, elle offre un confort proche d’un chausson, sans point de pression. Les témoignages soulignent une excellente protection articulaire et musculaire sur les longues distances. En revanche, cette mollesse extrême déplaît à ceux qui recherchent un appui plus ferme. Pour un gabarit léger, c’est un bonheur. Pour un coureur de plus de 80 kg, la sensation peut être trop « molle » et réduire la réactivité.
L’empeigne et la languette : du bon et du superflu
Le mesh jacquard est très respirant et laisse de l’espace aux orteils. La languette fine est une réussite : elle évite la surchauffe et concentre le rembourrage sous les lacets, supprimant les irritations. Seul bémol : son ajustement demande un petit temps d’adaptation pour bien répartir la pression. Une fois les lacets bien positionnés, le confort est là.
Sensation à la marche vs. sensation en courant
À la marche ou à très petite vitesse, le nuage se transforme en matelas. Plusieurs testeurs décrivent une impression de patauger dans la mousse. Ce n’est qu’une fois lancé, avec une foulée plus dynamique, que la chaussure révèle son vrai visage de partenaire confortable et tonique. C’est un point à garder en tête si tu aimes ressentir le sol dès les premiers mètres.
Dynamisme et rebond : la Novablast 5 a-t-elle vraiment de l’énergie ?
L’effet trampoline à l’avant, gadget ou réalité ?
La géométrie spécifique de l’avant-pied (le « trampoline ») fonctionne. Associée à la mousse plus souple, elle produit un rebond plus marqué qu’avec la v4, surtout sur l’avant du pied. Les testeurs notent une phase de poussée plus vive et une meilleure transition. Ce n’est pas un simple argument marketing : la différence se sent.
Jusqu’où peut-on accélérer sans perdre en efficacité ?
La Novablast 5 accompagne très bien les allures modérées à soutenues, jusqu’au seuil. Pour un tempo run réglé à une allure marathon, elle répond présent. En revanche, dès qu’on entre dans les allures VMA ou fractionnées, le manque de rigidité de la semelle (pas de plaque) se fait sentir : l’appui manque de mordant. Si tu pratiques du fractionné sur piste régulier, un modèle plus radical comme la Brooks Hyperion Max 4 serait plus adapté.
Comparaison avec la mousse FF Blast+ ECO de la v4
La v4 utilisait une mousse 20 % bio, plus ferme, qui divisait les avis. La v5 abandonne cette formulation pour revenir à une Blast Max très réactive. Résultat : un meilleur rebond, un confort amélioré, au prix d’une légère perte de stabilité. C’est un retour aux sources, apprécié par la majorité des fans de la série.
Stabilité et maintien : peut-on lui faire confiance à haute dose d’amorti ?
Une plateforme large mais un stack élevé
La semelle est large, avec des bords relevés pour envelopper le pied. Cela apporte une certaine sécurité. Mais la hauteur de la mousse (plus de 41 mm au talon d’après les mesures non officielles) et sa tendreté augmentent l’effet « perchée ». Les testeurs trouvent que ça reste stable pour une foulée neutre, à condition d’avoir de bonnes chevilles.
Pourquoi elle reste réservée aux coureurs neutres
Aucune structure de soutien pronateur n’est intégrée. La semelle ne corrige pas la foulée. Les coureurs ayant besoin d’un maintien supplémentaire risquent de sentir leur voûte s’affaisser, surtout avec la mollesse de la mousse. Si tu as déjà eu des problèmes de surpronation, mieux vaut passer ton chemin.
Adhérence et semelle extérieure : ce qu’elle encaisse (et ce qu’elle refuse)
Comportement sur route sèche et route mouillée
Sur bitume sec, le caoutchouc AHAR LO assure une accroche correcte. Sous la pluie, l’adhérence devient moyenne. Les testeurs indiquent que la chaussure reste utilisable, mais qu’elle demande plus d’attention dans les virages. Ce n’est pas un point rédhibitoire, mais c’est une faiblesse par rapport à d’autres modèles routiers.
Le piège des petits cailloux dans les rainures
Les rainures transversales de la semelle sont profondes. Sur un chemin caillouteux, elles attrapent de petits graviers qui viennent se loger. Le bruit de crécelle qui s’ensuit sur l’asphalte est le principal grief des utilisateurs. Certains finissent par s’arrêter pour les retirer. À réserver à la route propre ou aux chemins très lisses.
Ce que le caoutchouc AHAR LO vaut dans le temps
Le composé AHAR (Asics High Abrasion Resistant) offre une durabilité estimée entre 700 et 800 km pour la plupart des coureurs. Les signes d’usure apparaissent surtout au niveau du talon et de l’avant-pied. La mousse risque de s’affaisser avant la semelle, mais le mesh demande aussi une attention particulière.
Pour quels types de coureurs et quels usages ?
Footing, sortie longue, tempo : ses terrains de jeu
La Novablast 5 est dans son élément sur les footings quotidiens, les sorties longues jusqu’à 25-30 km et les allures de tempo. Elle encaisse le volume sans agresser les jambes, tout en relançant suffisamment pour garder du rythme. Si tu cherches une seule chaussure pour tes entraînements, c’est une candidate très sérieuse.
Les distances sur lesquelles elle excelle
Du 10 km au marathon, elle remplit sa mission, à condition de viser un chrono supérieur à 3h30. Pour viser moins, elle manquerait de dynamisme et de légèreté par rapport à une chaussure carbone. Mais pour un marathon en mode « plaisir et confort », elle fait parfaitement l’affaire.
Les séances où il vaut mieux la laisser au placard
Les séances de piste, les allures de VMA, le travail de côtes exigeant un appui très précis et une relance explosive : rien de tout ça n’est son domaine. Si ton plan intègre ce type de séances, garde une paire plus affûtée pour ces jours-là. Tu peux aussi consulter une séance test 10 km pour valider tes allures et repérer les moments où une chaussure plus rapide fait la différence.
Poids du coureur et gabarit : la limite des 85 kg expliquée
La marque déconseille le modèle au-delà de 85 kg. La raison est simple : la mousse très tendre risquerait de s’écraser trop vite et de ne plus offrir le rebond attendu, en plus de s’user prématurément. Si tu es à la limite, les testeurs conseillent d’essayer la chaussure pour sentir si l’enfoncement te convient.
Si la Novablast 5 te semble cocher toutes les cases, tu peux dès maintenant consulter les coloris et vérifier sa disponibilité.
FAQ : les questions que tu te poses avant de craquer
Quelle est la meilleure Novablast pour mon entraînement ?
D’après les retours compilés, la Novablast 5 est la meilleure de la série à ce jour. Elle marie le confort moelleux des toutes premières versions avec la stabilité apportée par les v3 et v4. Par rapport à la v4, elle offre un amorti plus tendre, un rebond plus marqué et un meilleur confort sur longue distance, sans augmentation de prix. Si tu veux une chaussure unique pour tous tes entraînements neutres, c’est le choix le plus abouti de la gamme.
Si tu souhaites enfin passer à l’achat, vois si elle est toujours en stock au meilleur tarif.
